ben nous voilà dans un paradoxe des plus complexes...
L'allaitement est préférable dans les pays pauvres même pour les mères
séropositives
Associated Press (AP)Clare Nullis 17 mars 2007
Alors que les mères porteuses du virus du sida se voient conseiller de ne pas allaiter leur enfant, de récentes études américaines estiment que le risque pour le bébé de contracter le VIH est inférieur aux risques pour sa santé s'il perd les bénéfices nutritionnels et protecteurs du lait maternel.
«C'est un dilemme», explique le Dr Prisca Kasonde, qui a travaillé comme coordinatrice clinique sur la partie des études américaines menée en Zambie. «Doit-on essayer de prévenir la transmission du VIH et du coup risquer d'exposer ces enfants à des maladies infantiles, telles que la diarrhée infectieuse ou la pneumonie, qui sont les plus grands tueurs, ou les laisser contracter le VIH en leur épargnant ces maladies infantiles?»
Les résultats des études menées notamment sous l'égide des Centres américains de contrôle des maladies (CDC) et l'Institut national de la santé américain ont été présentés à Los Angeles le mois dernier.
Pour Housen Coovadia, spécialiste sud-africaine du sida et professeur à l'école de médecine de l'Université Nelson Mandela de Kwazulu, qui a présenté les résultats, 300.000 enfants environ risquent chaque année de contracter le HIV par le biais du lait maternel, mais 1,5 million peuvent mourir d'autres maladies sans les défenses naturelles apportées par ce même lait. Il estime que la promotion des biberons dans les pays pauvres est mauvaise «tant pour les enfants que pour leurs mères et même pour le pays».
Dans les études menées en Zambie et au Malawi, deux pays qui n'ont pas accès partout à l'eau potable et mais sont aussi très touchés par le Sida, le bénéfice allait sans hésitation à l'allaitement jusqu'à l'âge de six mois, puis en association avec d'autres nourritures jusqu'à 18 mois. Mais ce sont les résultats des études au Botswana, l'un des pays de la région les plus riches et les plus actifs en matière de prévention du sida, qui ont causé le plus d'émoi.
En 2005, au moins 40% des femmes enceintes âgées de 25 à 39 ans étaient séropositives, et 50% dans la tranche d'âge 30-34 ans, selon l'ONUSIDA.

Le Botswana a mis en place un programme reconnu de prévention du SIDA, avec des traitements pour les femmes enceintes séropositives et des distributions gratuites de lait en poudre.
Mais les fortes précipitations qui, l'an dernier, ont contaminé le système d'évacuation de l'eau ont entraîné diarrhées et malnutrition chez les enfants de moins de deux ans. Or 90% des enfants hospitalisés pour des diarrhées ou des infections pulmonaires étaient des enfants qui n'étaient pas allaités. La mortalité était forte avec 22% de décès dus à des diarrhées ou à la malnutrition. En revanche, un seul cas de décès a été enregistré parmi les enfants nourris au sein.
Avant même la publication des études, les résultats ont incité l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à réviser ses consignes. Elle recommande ainsi aux femmes séropositives d'allaiter exclusivement pendant les six premiers mois à moins que la substitution du lait maternel soit accessible, bon marché, durable et sûre.
Mais les fortes précipitations qui, l'an dernier, ont contaminé le système d'évacuation de l'eau ont entraîné diarrhées et malnutrition chez les enfants de moins de deux ans. Or 90% des enfants hospitalisés pour des diarrhées ou des infections pulmonaires étaient des enfants qui n'étaient pas allaités. La mortalité était forte avec 22% de décès dus à des diarrhées ou à la malnutrition. En revanche, un seul cas de décès a été enregistré parmi les enfants nourris au sein.
Avant même la publication des études, les résultats ont incité l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à réviser ses consignes. Elle recommande ainsi aux femmes séropositives d'allaiter exclusivement pendant les six premiers mois à moins que la substitution du lait maternel soit accessible, bon marché, durable et sûre.
Selon le porte-parole du ministre de la Santé du Botswana, Colo Boitshoko, le gouvernement et ses partenaires des CDC continuent de leur côté leur analyse des études américains, et il est trop tôt pour décider d'une nouvelle politique nationale.
ça me troue le Q de lire des chiffres pareils!... ça fait plus de 20 ans que l'on connaît l'existence de cette merde et on lit encore des chiffres pareils...
et maintenant on fait des études pour savoir de quoi ces bouts de chou ont le moins de risque de crever...
c'est rassurant... pffff...
à plussss!!!
;-)

4 commentaires:
C'est dingue en effet qu'ils en soient encore à hésiter sur un sujet pareil... Ils attendent d'avoir 22% de décès chez les nourissons pour faire marche arrière... Autant dire qu'ils n'en savent pas plus que les mamans ! Et d'elles même, elles auraient peut-être choisit leur lait plutôt que de risquer des diahrées douloureuses et mortelles ! Y'a peut-être une chance pour qu'un remède soit trouvé avant qu'ils ne meurrent du sida !
C'est épouvantable de lire que 50% des mamans étaient infectées !!!
On est tout de même sacrément chanceux d'être en France !
Bisou ! *<:o(
Et beh... Faudrait peut être qu'on arrête de se plaindre... ici... @+ et continu bien;-)
Ce qui est terrible c'est l'irresponsabilité des hommes .....qui ne se protègent pas et qui baisent à tout va!!!!
Vu les chiffres des femmes atteintes c'est surtout de la transmission dont personne ne s'est occupé. ça laisse sans voix cette question de savoir de quelle maladie ces bébés vont mourir
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